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Les skippers Sodebo Ultim 3

Thomas Coville

53 ansSkipper

Comme le Trophée Jules Verne, le Trophée Saint-Exupéry ou la Route du Rhum, autant d’épreuves qui garnissent son armoire à trophées, la Transat Jacques Vabre aura constitué un véritable fil conducteur du parcours de Thomas Coville au côté de Sodebo.

Thomas Coville
Thomas Coville
Skipper

A propos de Thomas

 

Qui dit mieux ? A 53 ans, Thomas Coville compte huit tours du monde à son actif, dont trois en multicoque en solitaire et deux en équipage, ce qui en fait le marin le plus expérimenté en la matière.

 

Comme le Trophée Jules Verne, le Trophée Saint-Exupéry ou la Route du Rhum, autant d’épreuves qui garnissent son armoire à trophées, la Transat Jacques Vabre aura constitué un véritable fil conducteur du parcours de Thomas Coville et de son partenaire Sodebo. Leur longue et belle histoire est justement née sur cette Route du Café en 1999 avec une victoire en Imoca du duo Thomas Coville-Hervé Jan. Suivront les années Orma (trimarans de 60 pieds), avec trois participations de 2001 à 2005, avant que le skipper ne se lance sur un terrain de jeu encore plus vaste, le tour du monde, qu’il finira par dompter à force de pugnacité, établissant en décembre 2016 un nouveau record en solitaire (49 jours et 3 heures).

 

Un an plus tard, le succès est de nouveau au rendez-vous : Thomas Coville, associé à Jean-Luc Nélias, s’offre une deuxième victoire sur la Transat Jacques Vabre, cette fois en Ultim. C’est donc dans la peau du tenant du titre qu’il se présente le 7 novembre sur la ligne de départ de la Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre (ndlr la classe était absente sur l’édition 2019 avec la Brest Atlantiques). Pour ce grand retour des Ultims, il sera aux côtés de Thomas Rouxel, celui qui avait été son dauphin il y a quatre ans. A la barre de Sodebo Ultim 3, trimaran mis à l’eau en 2019, le duo a depuis pris le temps d’apprivoiser, découvrant une nouvelle façon de faire de la voile au large, en volant !

 

« C’est un exercice physique, technique, mental et technologique absolument magique », s’enthousiasme Thomas Coville, qui, à 53 ans, continue à s’émerveiller de chaque nouvelle évolution de son trimaran, doté cette année de safrans neufs, dans un triple objectif de fiabilité, de stabilité et de performance. Cet exercice du vol au large, il va le partager le temps de deux semaines, sur un parcours inédit de 7500 milles, avec un passionné, comme lui, de glisse et de technologie, avec lequel une véritable osmose s’est créée au fil de leurs navigations communes.

 

« Cela fait maintenant deux ans que nous construisons notre histoire ensemble, nous avons aujourd’hui acquis les automatismes nous permettant d’être à l’aise dans tout ce qui est vie à bord et manœuvres à réaliser. Maintenant, le défi sur cette première grande confrontation au large va consister à pousser le bateau un peu plus loin », estime Thomas Coville.

 

Jusqu’à la victoire ? « Avec Thomas, nous avons clairement la possibilité de gagner cette Transat Jacques Vabre : nous disposons d’un bateau que nous connaissons bien, que nous avons considérablement amélioré depuis sa mise à l’eau, selon le plan prévu avec le design team, nous formons un duo aguerri au large et au support, nous nous sentons forts de faire valoir ces arguments. »

 

 

Palmarès d’un homme pressé

  • Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2017
  • Recordman de l’Atlantique Nord en solitaire en 4 jours 11 heures 10
    minutes 23 secondes
  • Recordman du tour du monde en solitaire en 49jrs 3hrs 7min 38sec – dec 2016 (amélioré par F.Gabart)
  • 2ème de The Transat 2016
  • 2ème de la Transat Jacques Vabre 2015

Thomas Coville, la quête de l’ultime

« L’homme se découvre quand il se mesure à l’obstacle : cette phrase d’Antoine de Saint-Exupéry dans Terre des hommes a résonné dans ma tête pendant des années avant que j’en comprenne toute la force. […] En me confrontant à l’espace et au temps, en décidant que mon désert serait liquide et à l’échelle de la planète tout entière, j’ai repoussé mes rêves. »

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Thomas Rouxel

39 ans Skipper

Doucement, mais sûrement, Thomas Rouxel s’impose à 38 ans comme l’un des marins français les plus expérimentés au large. Car s’il a débuté, comme beaucoup, par la voile légère avec son frère du côté d’Erquy (Côtes d’Armor), où ses parents tenaient un hôtel-restaurant, le Breton a ensuite été happé par le large.

Thomas Rouxel
crédit: M. Kéruzoré
Thomas Rouxel
Skipper
  • Date de naissance : 26/11/1982
  • Nationalité : Française
  • Rôle à bord : Skipper
  • Devise : « Mieux vaut se taire et paraitre bête plutôt que de parler et prouver que tu l’es »

 

A propos de Thomas

 

Doucement, mais sûrement, Thomas Rouxel s’impose à 39 ans comme l’un des marins français les plus expérimentés au large. Car s’il a débuté, comme beaucoup, par la voile légère avec son frère du côté d’Erquy (Côtes d’Armor), où ses parents tenaient un hôtel-restaurant, le Breton a ensuite été happé par le large. Du circuit Figaro (six saisons de 2006 à 2011) aux maxi-trimarans (Spindrift 2, Maxi Edmond de Rothschild, aujourd’hui Sodebo Ultim 3), en passant par la Volvo Ocean Race et les MOD70, il a su à chaque fois laisser une empreinte, au point qu’il est devenu aujourd’hui un équipier très prisé, notamment pour sa qualité de barre et son sens de la glisse.

 

Un sens de la glisse que ce sportif accompli, adepte des sensations fortes, cultive au quotidien dès qu’il n’est pas au large (funboard, Moth à foil, kite…) et explique pourquoi il s’est pris de passion pour les Ultims : « Ces bateaux sont incroyables, leurs performances exceptionnelles, je prends énormément de plaisir à barrer, à chercher les petits réglages qui permettent d’aller plus vite, c’est vraiment une série qui me convient bien. »

 

Thomas Coville ne s’y est pas trompé, proposant courant 2019 à « Tom Roux » – comme il est surnommé dans le milieu – d’intégrer l’équipe Sodebo Voile, convaincu qu’il a le profil idéal pour faire partie des cadres de l’équipage du Trophée Jules Verne. Les neuf mois vécus en commun lors de cette campagne 2020 lui ont confirmé ses intuitions. Le skipper de Sodebo Ultim 3 le choisit comme co-skipper sur la Transat Jacques Vabre 2021.

 

« C’est un garçon discret et humble vu de l’extérieur, mais très cash et précis dans les débriefings, commente-t-il. Dès le début, on lui a donné la possibilité de s’exprimer et d’influencer le groupe, ça lui a permis de prendre confiance et de nous faire partager sa connaissance et son assurance, donc de faire progresser toute l’équipe. Sur l’eau, on voit qu’il a une vraie passion du large : il a des gestes précis, un déplacement très assuré, et à la barre, il place le bateau où il veut. J’ai vraiment l’impression que nous sommes devenus interchangeables, notre duo est désormais vraiment bien installé. »

 

Thomas Rouxel ne dit pas autre chose : « Dès que je suis arrivé, j’ai tout de suite senti qu’on m’accordait beaucoup de confiance, ce qui m’a permis de vite m’intégrer. Avec Thomas, cela fait maintenant deux ans que nous partageons des expériences très fortes, nous avons beaucoup navigué ensemble, si bien que dès que nous montons sur le bateau, nous arrivons rapidement à trouver les bons réglages. »

 

Et le Costarmoricain de conclure, à propos du défi qui attend les deux hommes sur la Transat Jacques Vabre: « Traverser l’Atlantique sur ces bateaux, à une date que tu ne choisis pas et sur un parcours rallongé qui va nous faire passer deux semaines en mer, c’est vraiment très engagé. » Mais c’est justement ce qu’il vient chercher…

L'équipeà leurs cotés

Matthieu Vandame

39 ans Équipier remplaçant

Formé à la Cataschool de Larmor-Baden, Matthieu Vandame, sacré champion du monde de F18 en 2012, passé par l’America’s Cup et SailGP est devenu en plus de dix ans un des meilleurs spécialistes français du multicoque.

Matthieu Vandame
crédit: M. Kéruzoré
Matthieu Vandame
Équipier remplaçant
  • Date de naissance : 24/06/1982
  • Nationalité : Française
  • Rôle : Équipier remplaçant
  • Devise : « Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux »

 

A propos de Matthieu

 

Formé à la Cataschool de Larmor-Baden, Matthieu Vandame, sacré champion du monde de F18 en 2012, passé par l’America’s Cup et SailGP (il est membre de l’équipe de France), est devenu en plus de dix ans un des meilleurs spécialistes français du multicoque. François Gabart, Franck Cammas, Thomas Coville : les plus grands ont fait appel à la science du vol de ce marin au physique de rugbyman qui, s’il est d’un naturel discret et posé, n’hésite jamais à apporter sa pierre à l’édifice de la performance à bord de Sodebo Ultim 3. « Si Thomas me pose une question sur un foil, je peux passer des journées entières à y réfléchir et à essayer de trouver des solutions ! sourit-il. Ces bateaux sont des engins exceptionnels et quand tu as accès à des équipes comme celle de Sodebo, composée notamment d’ingénieurs ultra-compétents, tu apprends énormément. »

Véritable force tranquille, Matthieu a découvert le large fin 2019 sur Sodebo Ultim 3 pour un convoyage entre Le Cap (Afrique du Sud) et Lorient. Et l’an dernier il a particulièrement apprécié les 40 jours de mer passés lors de la tentative sur le Trophée Jules Verne fin 2020 : « J’ai beaucoup aimé le groupe qu’avait formé Thomas ; au bout de quinze jours dans des conditions parfois très dures, les gars restaient stables, compétitifs, de bonne humeur, je me suis alors dit que j’étais bien entouré ! Et j’ai apprécié les questionnements permanents sur la hauteur de vol, l’assiette, les réglages… » Autant dire que Matthieu, qui a suivi une formation de professeur des écoles, n’a pas mis longtemps à accepter la proposition de seconder Thomas Coville et Thomas Rouxel en vue de la préparation pour la Transat Jacques Vabre…

 

Le mot de Thomas Coville : « Corentin et Matthieu ont fait preuve lors du Trophée Jules Verne d’un niveau d’engagement physique qui est un ingrédient indispensable quand on navigue en Ultim, mais aussi d’une forte implication dans le projet, ce qui m’a décidé à leur proposer de rester dans l’équipe en vue de la Transat Jacques Vabre. Ce qui me plaît également beaucoup, c’est que parallèlement, ils naviguent sur d’autres circuits : Matthieu en SailGP sur un bateau volant extrêmement pointu en termes de réglages, Corentin en Figaro, ça veut dire qu’ils sont en permanence dans la compétition de haut niveau. »

Corentin Horeau

32 ans Équipier remplaçant

Né à La Trinité-sur-Mer, Corentin Horeau a été bercé dès son plus jeune âge par la vision des grands multicoques amarrés au pied du Môle Caradec.

Corentin Horeau
crédit: M. Kéruzoré
Corentin Horeau
Équipier remplaçant
  • Date de naissance : 13/06/1989
  • Nationalité : Française
  • Rôle : Equipier remplaçant
  • Devise : «Vivre ses rêves »

 

A propos de Corentin

 

Né à La Trinité-sur-Mer, Corentin Horeau a été bercé dès son plus jeune âge par la vision des grands multicoques amarrés au pied du Môle Caradec. Très vite initié à la voile, il fait ses débuts en Figaro à 21 ans, vainqueur du prestigieux Challenge Espoir Bretagne Crédit Mutuel, avant de réussir trois ans plus tard à monter sur la deuxième marche du podium de la Solitaire du Figaro, son meilleur souvenir sportif à ce jour. Diplômé de marine marchande, passé par de multiples supports qui lui ont permis de développer une vraie polyvalence (Multi50, Class40, Ultime, TP52, D35, Diam 24…), ce véritable touche-à-tout et sportif accompli, qui a séduit Thomas Coville « par son sérieux, sa pugnacité et l’enthousiasme dont il fait preuve dans le groupe », a intégré le team Sodebo Voile pour la campagne du Trophée Jules Verne.

 

Un essai transformé, puisque le skipper de Sodebo Ultim 3, a fait appel à lui au printemps dernier, non seulement pour l’aider à préparer la Transat Jacques Vabre, mais aussi pour faire office de remplaçant en cas de besoin. Ce qui a réjoui l’intéressé : « J’ai eu la chance extraordinaire l’hiver dernier de naviguer pendant 40 jours de suite sur Sodebo Ultim 3, c’est un bateau révolutionnaire qui procure des sensations incroyables à la barre. Je suis ravi d’être resté dans cette équipe vraiment géniale, au sein de laquelle il y a un bureau d’études qui travaille sans cesse pour faire progresser le bateau, c’est une expérience très forte. »

 

Le mot de Thomas Coville : « Corentin et Matthieu ont fait preuve lors du Trophée Jules Verne d’un niveau d’engagement physique qui est un ingrédient indispensable quand on navigue en Ultim, mais aussi d’une forte implication dans le projet, ce qui m’a décidé à leur proposer de rester dans l’équipe en vue de la Transat Jacques Vabre. Ce qui me plaît également beaucoup, c’est que parallèlement, ils naviguent sur d’autres circuits : Matthieu en SailGP sur un bateau volant extrêmement pointu en termes de réglages, Corentin en Figaro, ça veut dire qu’ils sont en permanence dans la compétition de haut niveau. »

François Duguet

40 ans Routeur

Boat-Captain de Sodebo Ultim 3 depuis plus d’un an, François connaît le bateau comme sa poche ! Excellent marin et ingénieur de formation, ils sera le « mac gyver » du bord en plus de l’équipier d’avant de référence.

François Duguet
crédit: M. Kéruzoré
François Duguet
Routeur
  • Date de naissance : 08/05/1981
  • Nationalité : Française
  • Rôle : Routeur
  • Devise : « Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux »

 

A propos de François

 

A 40 ans, François Duguet a beaucoup bourlingué, multipliant les expériences nautiques (Mini-Transat en 2007, match-racing, grands monocoques) et les plans d’eau lui permettant de découvrir la régate : Australie, Etats-Unis, Golfe Persique, Antilles, Baltique… L’ingénieur de formation a fini par se fixer en Bretagne pour rejoindre le team Sodebo en 2019, mais rêve encore d’évasion. Il a une véritable admiration pour l’explorateur britannique Sir Ernest Shackleton et, plus généralement, pour « les pionniers qui partent à la conquête des espaces vierges. » Autant dire que le Trophée Jules Verne tombe à pic pour permettre à ce sportif accompli (VTT, trail, ski…), « petit gabarit ultra-actif » selon Thomas Coville, d’assouvir sa soif de découverte. L’objectif du « boat-captain » de Sodebo Ultim 3, qu’il connaît sur le bout des doigts ? « J’ai une mission : que le bateau soit en ordre de marche pendant 40 jours. Le challenge est énorme, mais je sais que je suis capable de le mener à bien. »

Philippe Legros

46 ansRouteur

Spécialiste réputé des voiles et de la performance, passé par de nombreuses équipes Imoca, Philippe a intégré la cellule routage du trimaran Sodebo Ultim 3 sur Brest Atlantiques en 2019.

Philippe Legros
Routeur

A propos de Philippe

 

Autorisé sur la Transat Jacques Vabre pour les classes Ultim et Ocean Fifty, le routage est assuré au sein du team Sodebo Voile par trois habitués de l’exercice. Leur mission ? Récupérer matin et soir les fichiers météo, lancer le maximum de routages de Sodebo Ultim 3 sur les logiciels dédiés, suivre attentivement les performances du bateau et proposer au tandem Thomas Coville-Thomas Rouxel la meilleure trajectoire possible. Autant dire qu’ils seront connectés 24 heures sur 24 pendant 15 jours, est un véritable équipage bis qui a une responsabilité très importante dans la performance. « C’est une position qui peut être stressante, parce que si tu te trompes, ça se voit », sourit Philippe Legros.

 

Agé de 46 ans, ce spécialiste réputé des voiles et de la performance, passé par de nombreuses équipes Imoca (aux côtés de Roland Jourdain, Bernard Stamm, Jérémie Beyou…), a intégré la cellule routage du trimaran Sodebo Ultim 3 sur Brest Atlantiques en 2019, il ne l’a plus quittée depuis.

Thierry Douillard

49 ansRouteur

Marin très expérimenté (The Race, Coupe de l’America, match-racing, Tour Voile, coach de l’équipe française de SailGP…) et un « inconditionnel » du team Sodebo Voile, Thierry collabore régulièrement avec l’équipe depuis plus de dix ans.

Thierry Douillard
Routeur

A propos de Thierry

 

Autorisé sur la Transat Jacques Vabre pour les classes Ultim et Ocean Fifty, le routage est assuré au sein du team Sodebo Voile par trois habitués de l’exercice. Leur mission ? Récupérer matin et soir les fichiers météo, lancer le maximum de routages de Sodebo Ultim 3 sur les logiciels dédiés, suivre attentivement les performances du bateau et proposer au tandem Thomas Coville-Thomas Rouxel la meilleure trajectoire possible. Autant dire qu’ils seront connectés 24 heures sur 24 pendant 15 jours, est un véritable équipage bis qui a une responsabilité très importante dans la performance. « C’est une position qui peut être stressante, parce que si tu te trompes, ça se voit », sourit Philippe Legros.

 

Thierry Douillard (49 ans), c’est lui aussi un marin très expérimenté (The Race, Coupe de l’America, match-racing, Tour Voile, coach de l’équipe française de SailGP…) et un « inconditionnel » du team Sodebo Voile : il collabore en effet régulièrement avec l’équipe depuis plus de dix ans, en tant qu’équipier, mais aussi en tant que routeur. Les qualités pour être un bon routeur ? « C’est un métier qui fait appel à beaucoup de rigueur et de cartésianisme, il faut tout tester pour être sûr de ne rien rater, répond Philippe Legros. Et je pense que c’est important d’aller régulièrement naviguer sur le bateau pour être capable de se mettre à la place des gars et voir si ce qu’on leur demande parfois est réaliste. »

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